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Bárbara González Barrera
 vit à Valparaíso, au Chili. Sa pratique artistique repose sur un processus de recherche et d’action par lequel elle explore des liens sonores, visuels et corporels dans une perpétuelle expérimentation de l’espace et du temps. De cet intérêt transdisciplinaire est née Acción Rizoma, œuvre mobile qui, depuis 2006, s’est déployée en plus de 100 actions in situ. Son travail est présenté sur la scène locale et internationale dans différents formats, réseaux artistiques, résidences et festivals d’art sonore, d’arts médiatiques et visuels, de cinéma, de danse, d’art expérimental et de musique électronique et électroacoustique.

Née à Baie-Comeau (Québec), où elle vit et travaille, Catherine Arsenault exerce une pratique en dessin, sculpture et vidéo d’animation ancrée dans une attention poétique au territoire. Son travail a été présenté lors d’expositions au Québec et dans plusieurs festivals de courts métrages au Canada, au Danemark, en Finlande et aux États-Unis. En 2023, elle a reçu du Conseil des arts et des lettres du Québec le prix de l’artiste de l’année pour la région de la Côte-Nord. Parallèlement à sa démarche artistique, elle travaille comme coordonnatrice artistique pour le centre d’artistes Panache art actuel, où elle conçoit et met en œuvre des initiatives de recherche-création en dialogue avec l’environnement nord-côtier.

La pratique artistique de Douglas Scholes a pris forme et été nourrie par ses expériences en tant que charpentier, cuisinier, mécanicien de vélo, manipulateur et préservateur d’œuvres d’art et bricoleur, ainsi que par des études à l’Université
de Lethbridge (baccalauréat en beaux-arts, 1999) et à l’Université du Québec à Montréal (maîtrise en beaux-arts, 2001). Son exploration d’une esthétique pragmatique (les choses en leur état actuel) par la photographie, la vidéo et la sculpture est à la base de ses installations, de ses performances et de ses expositions au Québec, en Alberta et en Nouvelle-Écosse. Il a par ailleurs participé à plusieurs résidences au Québec, aux États-Unis, en France, en Italie et au Royaume-Uni.

Artiste du son et improvisatrice vivant à Tokyo (Japon), également active sous le nom de « suzueri », Elico Suzuki privilégie une attitude de bricolage dans son utilisation des sons, créant et performant avec des instruments et des dispositifs qu’elle a elle-même fabriqués. Ses œuvres sonores ont été diffusées sur la scène locale et internationale, notamment par Ftarri (Tokyo) et Superpang (Rome, Italie). Son travail a fait l’objet d’expositions dans des galeries et des festivals en Allemagne, au Chili, en Corée du Sud, aux États-Unis, au Japon et au Royaume-Uni.

Commissaire indépendant, Eric Mattson demeure à Montréal (Québec). Chercheur inspiré, il soutient la diffusion d’œuvres d’artistes en art cinétique, médiatique, numérique et sonore. Il collabore à Bloc Oral, véhicule consacré à la création et à la diffusion d’œuvres médiatiques, y compris au développement de la radio Internet, Radio Bloc Oral.

Estela López Solís est d’origine mexicaine. Elle vit et travaille en Estrie, sur le territoire ancestral de la Nation W8banaki, le Ndakina. Sa recherche artistique est interdisciplinaire et porte sur la possibilité de dévoiler, sans trahir, ce qui est secret. Elle explore et met en lumière des aspects performatifs sous-jacents du processus de création ; d’ailleurs, le rituel émerge souvent dans ses performances. Son travail a été présenté au Canada, au Chili, à Cuba, aux États-Unis, en France et au Mexique, dans le cadre de divers événements et dans des expositions individuelles
et collectives.

Le travail de François Mathieu, être curieux et décloisonné, s’incarne à travers des procédés changeants, tour à tour porteurs d’une esthétique donnée et d’un vocabulaire lié au faire. Chaque œuvre se donne comme un petit banc d’essai, un cas de figure. Détenteur de baccalauréats en philosophie et en arts plastiques et d’une maîtrise en études québécoises et principalement connu comme sculpteur, il explore également la photographie et l’écriture. Entièrement dédié à la création depuis 35 ans, il vit et travaille à Saint-Sylvestre (Québec).

Dans sa pratique interdisciplinaire, François Quévillon sonde les entrelacements complexes entre enjeux de société, problématiques environnementales et innovations technologiques. Établi à Montréal, il travaille régulièrement dans le cadre de résidences au cours desquelles il rencontre les communautés et effectue des études sur le terrain. Ses réalisations ont été présentées lors d’expositions et de manifestations internationales liées à l’art actuel, au cinéma et à la création numérique. Elles ont récemment circulé en Asie, en Europe et en Amérique du Nord.

Jeannot Rioux est né à Saint-Gabriel-de-Rameau (Québec), village touché par l’expropriation de l’arrière-pays gaspésien en 1970. Il vit en Gaspésie. Tout au long de sa carrière de 35 ans dans la fonction publique fédérale, il a exploré différentes disciplines artistiques dans ses loisirs. L’art nature (ou land art) s’impose finalement comme vecteur principal de sa pratique actuelle. Interpellé par les rapports entre la nature et la culture, il réalise depuis 2013, tant en période estivale qu’hivernale, des œuvres d’art in situ qu’il documente par la photographie.

John Grzinich est un artiste audiovisuel basé en Estonie. Son travail intègre le son, l’image en mouvement et des installations in situ pour explorer les perceptions du son et de l’espace, à la recherche de résonances entre les personnes et les lieux. Ses travaux récents remettent en question nos points de vue anthropocentriques par le biais d’œuvres médiatiques performatives et préenregistrées, en combinant des actions matérielles, des pratiques d’écoute élargies et un engagement participatif.

Karen Trask est une artiste multidisciplinaire basée à Montréal (Québec). Diplômée en arts visuels de l’Université de Waterloo (Ontario), titulaire d’une maîtrise en sculpture/fibres de l’Université Concordia, à Montréal, elle codirige l’espace de projets Produit Rien à Montréal avec son partenaire, Paul Litherland. Ses sculptures et ses vidéos ont été présentées dans des expositions et des festivals de courts métrages au Canada et à l’étranger, notamment en Allemagne et au Japon.

Marie-Claude Hains vit et travaille à L’Islet, au Québec. Elle détient un diplôme en sculpture décerné par la Maison des métiers d’art de Québec (2009). Depuis 2010, son domaine de prédilection est l’art public : ses projets visent l’interdisciplinarité et le rapprochement avec les communautés. Son travail a été diffusé sous forme individuelle ou collective lors de multiples événements d’art in situ, dont Passage, Manifestation d’art public à Montmagny et Les Jardins réinventés de la Saint-François à Brompton. Dix de ses œuvres font partie de la collection d’art public du Québec.

Nicole Gingras est commissaire, auteure et éditrice ; elle vit à Montréal (Québec). Les processus de création, les notions de temps, d’écoute et de trace ainsi que les pratiques exploratoires en cinéma et vidéo nourrissent ses recherches, qui se concrétisent en expositions, programmations, textes et entretiens ou publications diverses.

Patrick Beaulieu est un artiste transdisciplinaire qui réside dans les Cantons-de-l’Est, au Québec. Depuis près d’une vingtaine d’années, il conçoit des excursions performatives en compagnie d’auteur·es, de poètes, de géographes, de philosophes ou d’historiens qui ont donné lieu à un corpus d’œuvres combinant installations, vidéos, sculptures, photographies et interventions in situ ou in socius. Intrinsèquement liés à la notion de mobilité, ses projets établissent un rapport au territoire en abordant, dans une approche empirique, non seulement la question des frontières géographiques et sociales, mais aussi celles entre la réalité et la fiction.

Sarah F. Maloney est originaire de Port-Cartier, sur la Côte-Nord. Elle détient un baccalauréat en arts visuels et en psychologie de l’Université Concordia, à Montréal, et une maîtrise de la Glasgow School of Arts. Dans sa pratique pluridisciplinaire, elle explore divers effets de la géographie sur
les communautés nordiques, la politique et les relations internationales, s’inspirant du « discours fondateur » de la Côte-Nord, de l’histoire de ses
travailleurs et des industriels en quête de matières premières. Son travail a été présenté au Québec, au Canada, à Chypre, en Indonésie et au Royaume-Uni, et elle a participé à des résidences au Québec et à Terre-Neuve.

Explorant la matérialité du son, Stephanie Castonguay développe une pratique à l’intersection de l’art sonore, de l’installation, de la lutherie DIY, de la performance expérimentale et du bioart. Sa curiosité insatiable l’incite à détourner circuits oubliés, machines obsolètes et matière vivante pour explorer une intelligence analogique du sensible et révéler des réalités inaudibles comme phénomènes porteurs de traces. Son approche processuelle brouille la frontière entre le tangible et l’éphémère. Son travail a été présenté dans divers festivals, centres d’artistes et laboratoires d’arts sonores et médiatiques au Québec, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, au Chili, au Pérou et aux Pays-Bas.

Thomas Bégin est artiste multidisciplinaire et musicien. Ses travaux prennent la forme d’installations sonores fabriquées à partir d’équipements audiovisuels désuets, d’instruments de musique récupérés et de quincaillerie électrique. Ses dispositifs permettent à la fois la production de sons et de bruits, mais aussi l’organisation de ces sons à l’intérieur de structures dynamiques découlant directement des propriétés physiques des matériaux dont ils sont constitués. L’artiste explore ainsi différentes possibilités de composition sonore à partir d’un travail d’assemblage plastique et technique propre à la sculpture. Il a présenté ses œuvres au Canada comme à l’étranger, notamment en Bolivie, au Chili, en France et aux Pays-Bas.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval (Québec), Vincent Thériault vit et travaille à Québec. Il met en place des assemblages à caractère performatif qu’il déploie entre divers outils, matériaux et contextes. Son travail sonore et installatif, individuellement ou au sein du collectif MMV2005, a été présenté lors de divers événements et festivals aux Îles-de-la-Madeleine, à Montréal, à Québec et à Victoriaville.